Les dérives totalitaires d’Alassane Ouattara: un parcours atypique.

A l’occasion de la visite d’Alassane Ouattara à Élysée où il a affronté pour la première fois François Hollande en 2012 malgré plusieurs demandes, le Front de Gauche de Mélenchon par la voix de Patrice Finel, le monsieur Afrique du parti n’a pas manqué de rafraîchir la mémoire du locataire de Élysée, la réalité politique en Côte d’Ivoire, où les opposants sont en prison ou en exil, la réconciliation est un leurre. La démocratie et la bonne gouvernance sont brimées

“La visite de Ouattara en France est l’occasion de se préoccuper de la situation des droits de l’homme et des exilés en Côte d’Ivoire “

« La situation en Côte d’Ivoire se caractérise actuellement par l’absence de respect des règles démocratiques en particulier par l’empêchement de toute expression véritable de l’opposition, mais aussi par une insécurité générant la peur dans la population. S’ajoutent à cela la vie chère, le manque de monnaie métallique en circulation, des banques prédatrices, une question foncière qui s’aggrave avec l’arrivée de nouveaux occupants, des salaires impayés. Nicolas Sarkozy avait accueilli avec un faste déplacé son ami Alassane Ouattara à Paris pour célébrer la «réconciliation» des deux pays. En fait, pour sauver les liens néo-coloniaux: perpétuation de la présence militaire française à Abidjan, contrats importants pour les entreprises françaises, soutien diplomatique réciproque. François Hollande s’apprête à recevoir Alassane Ouattara prochainement et le Parti de Gauche souhaite rappeler à cette occasion au gouvernement français les vraies priorités qui devraient être les siennes vis-à-vis du peuple ivoirien : cesser son interventionnisme militaire, donner une suite favorable à la demande de commission d’enquête parlementaire sur les interventions militaires françaises dans la crise ivoirienne, se préoccuper de la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, aider au retour des personnes déplacées ou exilées et garantir leur sécurité, engager la Cour Pénale Internationale à juger équitablement les deux camps. C’est à la réconciliation entre les Ivoiriens que doit chercher à contribuer le gouvernement français, en demandant la libération des prisonniers politiques emprisonnés sans jugement, en demandant la formation d’un gouvernement plus équilibré sur les plans politique et ethnique et la réintégration des fonctionnaires et forces de l’ordre mis à l’écart pour des raisons politiques. Mais l’exigence première doit être celle du respect des libertés publiques et politiques, de la liberté d’expression, du soutien aux efforts de la société civile ivoirienne pour occuper la place qui lui revient, de façon que soient créées les conditions d’un vrai dialogue entre l’ensemble des protagonistes ».

Patrice Finel, responsable Afrique du Parti de gauche, de Jean-Luc Mélenchon

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