Hommage aux victimes du crash-aérien de 1987 et témoignages: Aéroport Abidjan-Felix Houphouët Boigny-Côte d’Ivoire Aéroport de destination Rio de Janeiro-Galeão International Airport-Brésil

L'appareil impliqué dans l'accident, photographié ici à l'aéroport international de Zurich en 1982.
L’appareil impliqué dans l’accident, photographié à l’aéroport de Zurich en 1982.
Le vol 797 de Varig était un vol entre Abidjan, en Côte d’Ivoire, et Rio de Janeiro, au Brésil. Le 3 Janvier 1987, le Boeing 707-320C s’est écrasé.

«Mes enfants, mes enfants, je veux vivre pour eux. Je suis perdue, ils ne disposent de personne ». Pour cette victime, en jetant son sac par la fenêtre a voulu protéger ses enfants durant les premiers moments de son absence, car elle aurait compris que c’était un voyage de non-retour! 

Le 3 Janvier 1987, le vol Varig 797 fait référence à une catastrophe aérienne survenue le 3 janvier occasionnant 50 victimes. Un crash qui aurait marqué le pays  de Felix Houphouët Boigny.

Un Boeing 707-379C, n° de série 7262, de la compagnie Varig s’abat dans une épaisse forêt, 45 minutes après son décollage de l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Il était  chargé d’assurer le vol RG 797 Abidjan Rio de Janeiro, l’appareil immatriculé PP-VJK transporte 39 passagers et 12 membres d’équipage. Pour rappel, le vol RG797 de Varig logeait un service régulier entre Abidjan, en Côte d’Ivoire, et Rio de Janeiro, au Brésil. Le vol a été effectué par un Boeing 707-379C, PP-VJK. Il s’agissait du dernier vol en service à Varig, car l’avion avait été vendu à l’armée de l’air brésilienne.

Au départ d’Abidjan, l’avion a développé des problèmes avec son moteur gauche. Le pilote brésilien informe les contrôleurs de l’aéroport d’Abidjan, qu’il revient se poser, car un de ses moteurs est en feu. Sur le vol à destination d’Abidjan, il y avait obtenu une indication d’un incendie suspect dans le moteur n°1.

Les ingénieurs d’Air Afrique à Abidjan ont conclu qu’il s’agissait d’un faux avertissement. Alors qu’il revenait, l’avion s’est écrasé malheureusement dans la jungle étouffante à 18 km de l’aéroport. Le site de l’accident était une plantation de caoutchouc. Il est environ 2h du matin lorsque la gendarmerie d’Alépé lance un appel radio d’urgence pour informer du crash d’un avion en pleine brousse aux alentours sombre du village d’Ahoutoué, à une vingtaine de kilomètres d’Abidjan.

Les équipes de secours, rapidement sur place, parviennent à évacuer de force deux survivants, provoquant 50 décès au total. L’un des deux survivants décède par la suite de ses blessures, tandis que le deuxième a rescapé de la catastrophe avec des brûlures sur le corps. Plusieurs personnes de nationalités diverses sont décédées. Sur les 10 Ivoiriens, 9 femmes dont Kanté Asta commerçante et entrepreneure, l’épouse de Tony Adiatou. On peut citer également Dominique Mekan, lauréate du télé crochet, « Première chance » de feu Fulgence Kassi.

Le survivant Neuba Yessoh, enseignant d’éducation physique, le chanceux de cet accident, est décédé en 2015, 28 ans après le drame, à l’âge de 72 ans : 3 passagers au départ

Le passager que Monsieur Neuba avait retiré des flammes, au péril de sa vie, est décédé avant son évacuation. Il était de nationalité libanaise.

Quatre jours après l’épouvantable catastrophe, Ahmad Wansa, un citoyen britannique blessé dans le crash, est mort à bord d’un avion suisse alors qu’il arrivait à Paris; il allait être transféré immédiatement dans une unité de brûlures en banlieue parisienne.

Le seul survivant restant, identifié comme professeur Neuba Yessoh enseignant d’EPS ( éducation physique et sportive), éprouvait des brûlures. Yessoh meurt des suites crise cardiaque le 4 mars 2015 à l’âge de 72 ans. Au cours ses 15 dernières années de vie, il souffrait des séquelles de cet accident d’avion (hypertension artérielle, problèmes pulmonaires, etc.).

L’accident inévitable

Subséquemment que l’avion descendait vers Abidjan, le mécanicien a déclaré une fuite de carburant. Au fur et à mesure que le vol progressait, il a été autorisé à atterrir sur la piste 03, qui se trouvait à la brève  distance du vol 797. Bien  que la nuit sombre fût  et sans lune, la visibilité était excellente Néanmoins, le commandant de bord a demandé la piste 21 pour l’atterrissage puisque cette piste avait ils disponibles pour l’atterrissage. Cette procédure d’approche a appelé à un virage à gauche de 270 degrés après avoir passé le VOR. L’équipage choisit d’opérer le virage avec le train d’atterrissage cependant rentré et sans volets et de configurer l’avion pour l’atterrissage après avoi achevé le virage.

Par ailleurs, au virage la vitesse a diminué à la vitesse de décrochage. L’avertissement de décrochage et les alarmes d’angle de la banque ont sonné. Sans repères visuels à l’extérieur, le commandant de bord a perdu conscience spatiale. L’avion avait roulé de 90 degrés vers la gauche et était entré dans une submersion. Il a touché d’épais arbres de la forêt équatoriale et a pris feu. L’avion était en phase d’atterrissage lorsque le contact radio est interrompu et qu’il disparaît des écrans radars.

Témoignage du seul survivant Neuba Yessoh

Selon monsieur Neuba Yesso, l’unique rescapé du drame, de nombreuses personnes à bord ont survécu à l’impact avant de mourir brûlées vives dans l’incendie qui a suivi.

« C’était douloureux. Je suis parvenu à sortir l’un des passagers de l’avion mais les flammes étaient si hautes qu’il n’y avait aucune possibilité de repartir secourir ceux qui criaient ».

Le témoignage du seul survivant est resté gravé dans la mémoire de cette famille. Mme Asta Kanté effrayée, par les flammes, elle avait perdu tout espoir qu’elle a préféré flanquer son sac à main contenant une somme importante. Il a été  remis à son époux. Pour cette victime, c’était une manière d’assurer les vives pour ses enfants durant les premiers moments, car elle aurait compris que c’était un voyage de non-retour! Ce témoignage est pathétique.

« Mes enfants, mes enfants, je veux vivre pour eux. Je suis perdue, ils ne disposent de personne »

Ce crash qui a marqué inéluctablement la Côte d’ivoire

Les victimes reposent à Williamsville, le plus grand cimetière situé à Abidjan, la capitale ivoirienne.

Hélas; les flammes ont eu raison d’eux. Le Ministre de la Santé Publique, Alphonse Djédjé Mady a coordonné les recherches.

Le Ministre Monsieur Djedje Mady désespéré, trépignant dans les eaux marécageuses et fourrageant des mains nues les décombres à la recherche du moindre signe de vie. Le Père de la nation  ivoirienne Félix Houphouët Boigny a rendu un hommage aux victimes et a tenu à rendre visite personnellement au  seul survivant Neuba Yessoh.

Restez in Peace !  

Chams Farel Koné

2 commentaires

  1. Une histoire très touchante , Asta Kanté qui s’était rendue compte que ce voyage serait un voyage non-retour , elle décida donc de lancer son sac pour assurer un avenir à ses enfants – Nous rendons hommage à cette femme courageuse.

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