Sénégal: heurts inattendus entre les forces de l’ordre et les partisans de l’opposant Ousmane Sonko qui dénoncent les coups sournois et trouillards de Macky Sall

La scandaleuse affaire de l’opposant politique Ousmane Sonko, accusé de viol avec menace acquiert aux plus des proportions démesurées si bien que Dakar, la capitale sénégalaise a été secouée ce lundi par les affrontements inévitables entre les forces de l’ordre et les  enthousiastes partisans de celui-ci hante le sommeil de Macky Sall .

Ousmane Sonko, arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019 se présente comme un opposant féroce pour le régime au pouvoir. L’ancien inspecteur des impôts, nie les faits  si  bien qu’il a refusé de se rendre à sa convocation à la gendarmerie. En outre,  ses sympathisants et les militants de son parti le Pastef lui ont apporté un soutien indéfectible en  montant  la garde devant son domicile dans le quartier Cité Keur Gorgui. Du coup cela crée un affrontement  entre les forces de l’ordre qui essayaient de disperser les « Sonkoistes. »

Les sympathisants dénoncent une théorie du complot ficelé par Macky Sall pour freiner l’élan de cet opposant considéré comme l’espoir de la jeunesse sénégalaise

Pierres jetées, pneus et voitures brûlés contre gaz lacrymogène et jets d’eau: les affrontements entre les militants d’Ousmane Sonko et les forces de l’ordre se sont répandus dans plusieurs quartiers de Dakar.

Ibrahima Dia, sympathisant, est venu dénoncer une machination politique contre le leader du Pastef, le parti d’opposition. «Tout ça, c’est des complots. Ils ont déjà liquidé beaucoup de politiciens : Idrissa Seck, Khalifa Sall, Karim Wade… Il ne restait qu’un seul espoir, une seule opposition, Ousmane Sonko. S’ils l’éliminent, le Sénégal n’aura plus d’opposition».

«Quel scénario! Ce n’est pas un complot mais plutôt une atteinte à la dignité humaine. Si Ousmane SONKO est vraiment le diable alors comment devrait-on qualifier les auteurs d’une  telle machination? Aujourd’hui, c’est un tournant de l’histoire parce qu’il ne s’agit pas d’un homme mais plutôt d’une nation. Éliminer SONKO revient à menacer l’existence de chacun de nous. Personne ne saurait.» s’exprime un autre sympathisant de la figure montante de l’opposition sénégalaise.

Certains sympathisants évoquent l’hypothèse que Macky Sall vient de confirmer d’une magnanière ou d’une autre le leadership d’Ousmane avec cette pseudo-accusation qui révèle de la mauvaise foi et de la lâcheté.   

«Cet acte de cette dame, qu’il soit commandité ou pas, confirme le leadership quasi absolu du Patriote Ousmane Sonko dans le landerneau politique sénégalais actuel! Félicitations Sonko et Pastef ! Formidable! Le peuple a presque tout compris! Le régime spoliateur néocolonial et françafricain de Macky en est conscient! Mais restons mobilisés et vigilants car nous avons affaire à des êtres sataniques qui ont plus d’un tour dans leur sac! La victoire finale s’approche à grands pas! La lutte continue».

Des sympathisants de Sonko déchainés: témoignage de Djibril Gueye Ndiaye, le chargé de protocole d’Ousmane Sonko

À quelques rues du domicile d’Ousmane Sonko, son chargé de protocole Djibril Gueye Ndiaye est bloqué à l’extérieur. « Je ne peux pas rentrer tellement ça a dégénéré. Au début c’était calme, la foule était énorme, puis des voitures et des pneus ont été brûlés. Ousmane Sonko nous a instruits de parler aux militants et de leur dire de respecter les mesures barrière ».

Le feuilleton de l’accusation ne cadre pas avec l’image véhiculée d’Ousmane Sonko qui représente la figure d’une opposition radicale et constante  

L’accusation cadre mal avec l’image véhiculé de cet ancien inspecteur des impôts, entré en politique en 2014 avant de se distinguer en arrivant troisième à l’élection présidentielle de 2019. Ousmane Sonko passe pour un homme intransigeant, un lanceur d’alertes à l’affût des dérives – en particulier financières – du régime sénégalais. Les ricochets de cette affaire, qui pourraient lui coûter cher, seraient également susceptibles de reconfigurer le paysage de l’opposition du pays.

Déstructurer l’opposition est une pratique obsolète

Un ancien de collaborateur s’exprime à ce propos «Ce serait un danger de penser que déstructurer l’opposition est un moyen de gagner des élections, car l’opposition est un canal qui permet de rassembler la frustration des populations. Sans interlocuteurs, le débat se joue entre le pouvoir et la rue, analyse notre source. L’opposition, c’est comme l’eau qui coule. Si vous l’empêchez de passer d’un côté, elle finira toujours par couler ailleurs».

Ndaye Marie-Pierre Ndiaye

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