Côte d’Ivoire, L’empoisonnement est devenu une monnaie courante pour freiner l’adversaire politique incommodant: Les révélations surprenantes du ministre OUASSENAN KONÉ, VICE-PRÉSIDENT DU PDCI-RDA EN 2018 sur son empoissonnement

Le général Gaston Ouassénan Koné proche d’Henri Konan Bédié, affirme avoir été victime d’un empoisonnement

Le général à la retraite Gaston Ouassénan Koné, et proche d’Henri Konan Bédié, affirme avoir été victime d’un empoisonnement: « Les gens ne veulent pas qu’on le dise, mais j’ai été empoisonné ». 

L’empoisonnement de OUASSENAN GASTON KONÉ demeure d’actualité avec l’évacuation précipitée du Premier ministre Hamed Bakayoko, pour l’Hexagone pour des raisons de santé et le President de l’Assemblée nationale Amadou Soumahoro hors de la scène politique ivoirienne depuis un bon moment. Selon les bruits du couloir, la thèse de l’empoisonnement prend le dessus. Les rumeurs autour de sa maladie ne cessent d’enfumer le pays de d’Alassane Ouattara. Jusque-là, Gaston Ouassénan Koné, et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dont il est vice-président, entretenait le flou sur le mal dont il a été frappé, qui a nécessité une évacuation sanitaire en France, début octobre 2018. Force est de signaler qu’il est devenu courant d’assister  au ballet inédit  des hommes politiques ivoiriens  aux entrées des hôpitaux parisiens. Par ailleurs, les plus chanceux reviennent  vivants et les malchanceux périssent comme Wattao de son vrai nom Issiaka Ouattara, est mort dimanche 5 janvier 2020 à New York, où il avait été évacué il y a près d’un mois, le 13 décembre, pour raisons médicales. Il était âgé de 53 ans et, selon plusieurs sources, son décès serait dû à un diabète mal soigné. Dans Abidjan qui bruisse de rumeurs, nombreux sont ceux qui veulent croire à un empoisonnement comme le cas du Premier Ministre et du President de l’Assemblée nationale

Qui est Gaston Ouassénan Koné?

Gaston Ouassénan Koné né le 24 avril 1939 à Katiola est un officier supérieur, homme politique et romancier ivoirien. Commandant des opérations durant la crise du Guébié, il fut par la suite, Ministre dans plusieurs gouvernements, candidat à la Présidence de la République à l’élection de 2000, député et Président du groupe parlementaire du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Les faits : lors des obsèques à Korhogo

Mercredi 28 novembre 2018, quelques jours après son retour au pays, l’ex-ministre de la Sécurité de Bédié a affirmé à un groupe de cadres du PDCI qu’il recevait chez lui avoir été victime d’un empoisonnement, sans toutefois donner de précisions quant à la nature du poison. Et moins encore sur les circonstances de l’empoisonnement présumé.

Les faits remonteraient au samedi 22 septembre 2018 . Ce jour-là, le général représente son vieil ami Bédié aux obsèques de Ténéna Victor Yéo, ancien maire de Korhogo (Nord), ville natale du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Tout le gotha natif du Nord, du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle) est présent.

Après la levée du corps, qui avait eu lieu la veille sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste-de-Korhogo, une veillée funèbre suivie de l’inhumation et d’une collation ont lieu à Lavononkaha, le village du défunt, situé à 31 km de Korhogo. Ce serait à l’une de ces étapes que Gaston Ouassénan Koné aurait été empoisonné. L’affaire n’a été ébruitée dans la presse qu’en octobre, après des rumeurs persistantes.

Oussénan Koné apporte des précisions sur son empoisonnement

« Je vais vous expliquer ce petit passage. Lorsque, malheureusement, j’ai été empoisonné, parce que les gens ne veulent pas qu’on le dise, mais j’ai été empoisonné. Quand ça s’est passé, j’ai quitté la Région du Poro, précisément à Korhogo et je rentrais.

J’ai appelé mon épouse pour la prévenir. Comme elle est du corps médical, elle m’a indiqué des médicaments à faire acheter et à boire.

Je ne savais pas exactement ce que j’avais mais, toujours est-il que je lui ai dit ce que je ressentais comme mal et elle m’a fait acheter des médicaments. Je venais et le mal ne faisait que s’intensifier. Je devrais aller pour le bureau politique du PDCI-RDA à Daoukro. Elle m’a dit non, tu ne pourras pas tel que tu décris ton mal, il vaut mieux que tu rentres. Elle est partie d’ici avec mon fils aîné que certains connaissent, le colonel Jean Hubert Ouassénan .

Arrivés à N’ Zianouan, ils ont dit, il vaut mieux qu’on demande si on peut l’évacuer par hélicoptère.  Mon fils a appelé un de ses amis, un certain Pierre, un Français et lui a demandé « Tu es où ? ». Il a dit « Je suis à Bouaké ». Il a demandé « est-ce que tu y es avec ton hélicoptère ? » Il a répondu oui. Il a dit « J’ai mon père qui se sent mal, il est au village, est-ce que tu peux le faire venir ? » et son ami a dit qu’il n’y avait pas de problème. Donc c’est ce Pierre -là qui était en mission privée, qui est un ami de mon fils, qui a accepté de me transporter par hélicoptère. Alors quand les gens disent qu’ils ont envoyé un hélicoptère, je dis ce n’est pas vrai.

Donc il m’a pris, il a atterri à l’école de police, de l’école de police, on m’a conduit à la Pisam pour des traitements. Les médecins, entre eux-mêmes, n’étaient pas d’accord sur le traitement auquel ils devraient me soumettre. Certains disaient qu’il fallait qu’on m’opère , certains disaient, c’est un abdomen chirurgical, d’autres disaient c’est un abdomen médical. Vous n’avez même pas fait un diagnostic et vous voulez m’ouvrir.

Toujours est-il que dans la discussion, j’ai un de mes enfants qui est aussi médecin, voyant que je devenais gris, alors il a dit non, il ne faut pas que papa reste ici. Il faudrait qu’on l’évacue sinon ça risque de se passer mal.

Une fois arrivé là-bas, le président Henri Konan Bédié a fait prévenir sa nièce qui est en même temps amie à mon épouse. Et elle venait régulièrement me voir. Elle est aussi docteur en médecine, donc elle aussi suivait mon état. Avant cela, quand je devais être évacué, le président Bédié a demandé à son médecin personnel, Chatigre, de m’accompagner et Chatigre était assisté d’un autre médecin, Brou.

Ce sont eux qui m’ont accompagné avec, bien sûr, mon fils qui est médecin. Arrivés là-bas, ils se sont occupés de mes conditions de séjour. Et pendant mon séjour, il n’y a pas eu un jour où le président Bédié n’a pas appelé pour s’enquérir de mes nouvelles. Chaque jour, il a appelé. Et quand les médecins là-bas ont vu que ça allait, ils m’ont libéré et m’ont donné rendez-vous dans quinze jours.

J’ai été hébergé par la nièce du président Bédié. Certains la connaissent, c’est Mme Ayé Tanon Laure . J’étais chez elle et chaque jour, le président Bédié appelait pour avoir de mes nouvelles jusqu’à ce que je revienne au pays .

(…) A ma grande surprise, les gens disent que je suis ingrat . On remercie quelqu’un pour ce qu’il a fait. C’est normal que je le remercie. Les gens sont fâchés. Ça ne fait rien, la vie est ainsi faite. Ce que je vous dis ce soir ne peut être que dans le cadre de notre parti. Voilà la situation.

 Vous savez, je suis un vieux militaire, on en a vu de toutes les couleurs pour arriver à cet âge-là. Je considère que les gens peuvent raconter ce qu’ils veulent, ce n’est pas grave. En tout cas, ce que je peux dire, c’est que dieu a mis sa main dans cette affaire pour que je puisse revenir. Je suis revenu, rendons gloire à dieu. Dites merci à dieu pour ce qu’il a fait pour moi.»

Chams Farel Koné

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