Mali : les militaires annoncent la libération du président et du premier ministre

Les faits 

Arrêtés par les militaires lundi 24 mai, le président et le premier ministre de transition maliens viennent d’être libérés, dans des conditions encore inconnues.

Le président et le premier ministre de transition maliens, arrêtés lundi 24 mai et démissionnaires selon les militaires, ont été libérés dans la nuit, a affirmé jeudi 27 mai un responsable militaire. « Le premier ministre et le président de transition ont été libérés cette nuit vers 01 h 30 (heure locale et GMT). Nous avons respecté notre parole », a-t-il dit sous couvert d’anonymat. Des membres des familles ont confirmé leur libération.

Leur entourage affirme que les deux hommes sont rentrés chez eux à Bamako, sans que les conditions de leur remise en liberté aient été précisées. Leur libération était une des exigences de la communauté internationale face à ce qui s’apparente au deuxième coup d’État en neuf mois. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait condamné mercredi ces arrestations.

Le colonel Goïta, homme fort du Mali, reprend le contrôle

L’homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, avait fait arrêter lundi le président Bah N’Daw, le premier ministre Moctar Ouane mais aussi le nouveau ministre de la défense qu’ils venaient de choisir, ainsi que d’autres hautes personnalités. Le colonel Goïta les avait accusés d’avoir formé un nouveau gouvernement sous le contrôle de la France sans le consulter alors qu’il est le vice-président en charge des questions de sécurité, attribution primordiale dans un pays dans la tourmente des violences en tous genres, et notamment djihadistes.

Les militaires avaient indiqué mardi 25 mai que Bah N’Daw et Moctar Ouane avaient démissionné, sans qu’on sache dans quelles conditions. Depuis leur arrestation, le président et le premier ministre de transition étaient tenus au secret au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, là où le président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu un an plus tôt, avait été conduit lui aussi par les colonels en août 2020 et poussé à annoncer sa démission.

Mardi, le colonel Goïta a dit à la mission internationale dépêchée à Bamako qu’il comptait prendre la tête de la transition et nommer un premier ministre, ont rapporté des diplomates s’exprimant sous couvert d’anonymat. Cette prise des pleins pouvoirs obscurcirait encore l’horizon d’un pays en pleine tourmente, pourtant crucial pour la stabilité du Sahel. La Communauté des États ouest-africains (Cédéao), la France et les États-Unis ont brandi la menace de sanctions.

Avec AFP

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